La littérature policière s’efforce de refléter la société telle qu'elle a été, qu'elle est, ou qu'elle devient.
Est-ce prétendre, alors, qu’énigmes, crimes ou intrigues, ne sont que prétextes à évoquer des faits passés, actuels ou futurs, qu'ils soient politiques, économiques, sociaux, régionaux ou nationaux, voire internationaux ?
Certainement pas.
Néanmoins l'enquête policière se déroule dans un environnement donné. Enquêteurs et criminels sont des hommes et des femmes immergés dans ce contexte.
Pour ce qui est de l'environnement, dans mes polars, c'est le Sud. Le sud de la France, et plus particulièrement, le Var, ses paysages, son climat, la mer, la mentalité de ses habitants, l'apparente convivialité et la violence sous-jacente.
Pour le contexte sociétal, ce sont les grands thèmes qui marquent notre époque : les injustices, la science, l'écologie, le climat, les migrations, le terrorisme, les droits de l'homme, le nationalisme, etc...

jeudi 14 juin 2018

Le 7ème opus de la série

Voilà, il est disponible en librairie, chez Amazon, la FNAC en ligne, etc... Ou samedi 16 juin au CULTURA de La Garde.

Je vous propose la 4ème de couverture.

Tout commence par la découverte du cadavre d’une jeune femme sur une plage au bord de la Méditerranée.
Banal, penserez-vous, c’est un polar !
Sauf que cette femme est nue, que son visage est méconnaissable, qu’aucun papier d’identité, ni aucun indice matériel ne sont retrouvés à proximité. Et que personne ne la connaît.
Ah oui ! Il y a bien une piste… Étroite. Sauf que…
Comment vont s’y prendre le capitaine Aubin et son groupe d’enquêteurs pour résoudre cette énigme ?
D’autant que le pire est à venir.

Ce septième opus de la série « Les enquêtes de Félicien Aubin », totalement différent des précédents, est un retour aux sources pures et dures du polar classique.
La fin, émouvante, poignante, surprendra les inconditionnels de la série.

Les Presses du Midi - 305 pages 17 €


mardi 10 avril 2018

Une belle rencontre

   L'association Culture et Bibliothèque Pour Tous du Var tenait son assemblée générale le mardi 3 avril à l'Escale Louvois à Toulon.
 Après la partie administrative le matin, l'après-midi était consacrée à une animation plus décontractée. J'ai été invité par la vice-présidente Valérie Stepanoff, en tant qu'auteur de polars, à présenter ma série et à répondre aux nombreuses questions des 25 membres de l'association qui ont bravé la fatigue du matin... et la digestion du midi.
  Un moment bien sympathique face à cet aréopage de lectrices attentionnées et exigeantes, avec des échanges vivants et dans la bonne humeur pendant plus de 2 heures.
  Je souhaite à toutes ces bénévoles dévouées à la noble cause de la lecture (et oui, il n'y avait que des femmes !) une bonne continuation dans leur activité et un plein accomplissement de leur passion.
Un grand merci à elles.

samedi 17 mars 2018

Nuit, le polar qui vous empêchera de dormir

Rien n'est moins sûr !
L'histoire commence sur une plate-forme pétrolière par une nuit de tempête en mer du Nord.
Une flic  norvégienne enquête sur le meurtre d'une technicienne.
Tout le début du roman est un peu précipité. En fouillant, la jeune femme découvre qu'un homme manque à l'appel. Dans la cabine de cet homme, elle découvre une série de photos.
Et sur ces photos qui voit-on ? Martin Servaz, bien sûr, le héros récurrent de Bernard Minier.
Et comment s'appelle l'homme absent sur la plate-forme ? Julian Hirtmann, bien sûr, l'éternel "rival", "ennemi", "partenaire de jeu", du commandant Servaz. Celui que le flic toulousain poursuit depuis des années, depuis les premiers polars de Bernard Minier.
Mais cette fois-ci, les choses se compliquent à souhait. Non seulement Martin Servaz a reçu quelques mois auparavant une balle qui lui a perforé le cœur, sans le tuer évidemment, non seulement il est accusé par un incompétent de l'IGPN d'avoir abattu un pervers psychopathe alors qu'il n'était pas en légitime défense, mais en plus, la flic norvégienne, de laquelle au passage, il va plus ou moins tomber amoureux, lui présente la photo d'un enfant qui pourrait être celui de Hirtmann... ou le sien !!!
Va s'en suivre un chantage, évidemment pervers, car l'enfant est malade et il a besoin d'une greffe de foie que seul Servaz peut lui donner !!!

Alors oui, il y a du suspens dans ce thriller, c'est un exercice de style dans lequel Bernard Minier est parfaitement à l'aise, mais il y a quelque chose qui cloche dans ce roman-série. Quelque chose qui fait que l'on n'y croit pas vraiment.
Bernard Minier tire un peu trop sur la ficelle. Ce n'est pas le meilleur de ses romans. Il serait peut-être temps pour lui de tourner la page et de faire disparaître définitivement le tueur Hirtmann qui joue avec Servaz dans un feuilleton un peu languissant. Et qui voudrait jouer avec nos nerfs. Mais trop, c'est trop.

Nuit - Pocket - 8.20 €

Note : 6/10

lundi 1 janvier 2018

Vive 2018

Félicien Aubin, Amandine Evrard, Thibault Silvere et Lucien Mignard se joignent à moi pour vous souhaiter une bonne année 2018. Eux et moi, espérons vous retrouver bientôt pour de nouvelles aventures. Avril 2018.

jeudi 28 décembre 2017

Réflexions

« La vallée des temples » soulève de nombreuses questions. Je vais tenter une réponse globale car en fait plusieurs points évoqués par les lecteurs sont liés.

Lorsque l’envie m’est venue de retrouver mes personnages pour une nouvelle enquête je me suis demandé dans quel contexte sociétal je situerais l’affaire criminelle. C’est toujours ainsi que commence ma réflexion. 

Plusieurs domaines me sont alors venus à l’esprit.
Les imprimantes 3D qui se perfectionnent de plus en plus et qui sont vraiment étonnantes.
L’intelligence artificielle, sujet d’actualité s’il en est.
Les drones qui investissent de nombreux domaines, tant militaires que civils.
Les fablabs, ces formidables laboratoires auprès des universités, qui permettent à des universitaires, des chercheurs, des techniciens, des artisans, des ouvriers, des étudiants de travailler ensemble sur leurs projets, de confronter leurs idées, de résoudre leurs problèmes, de « bricoler », d’expérimenter.
Les migrations, bien sûr, leurs cortèges de drames en Méditerranée, en Sicile.
Le nationalisme qui monte dans toute l’Europe, le rejet des étrangers.

Donc, les idées ne me manquaient pas. Tous ces sujets m’intéressaient. Lequel choisir ?
Eh bien, précisément, je n’ai pas choisi. J’ai tout pris et cela a donné ce polar "cocktail" dont le succès ne cesse de m’étonner. Le premier tirage est déjà épuisé.

Je voudrais ajouter que tous les détails et les développements qui concernent ces thèmes sont, bien entendu, parfaitement documentés et vérifiables. Tout est exact, y compris les activités de l’entreprise DCN domiciliée à Ollioules. 
Mon imagination ne tient, dans ce roman, que dans l’histoire et les personnages. Comme dans les épisodes précédents.

Mes lecteurs fidèles savent cela depuis la parution de « Crimes et sentiments » !

dimanche 17 décembre 2017

Lectures de fin d'année

Quatre polars, quatre écritures différentes, quatre histoires, quatre romans intéressants.

Le temps est assassin, de Michel Bussi.
L'histoire de Clotilde qui revisite son passé, ses souvenirs de vacances d'adolescente en Corse, la mort de ses parents et de son frère aîné dans un accident de la route, presqu'île de la Revellata. Elle a été la seule survivante. C'était en 1989.
En 2016, Clotilde revient pour la première fois sur les lieux du drame, avec son mari et sa fille qui a à peu près le même âge qu'elle au moment de l'accident.
Au camping, où elle a vécu son dernier été avec ses parents et son frère, elle reçoit une lettre... de sa mère !
Il faut le talent de Michel Bussi pour rendre cette histoire non seulement crédible, mais aussi haletante et belle. Ce n'est pas un polar au sens strict, je dirais plutôt que... c'est de la littérature tout simplement.
A lire absolument.
Pocket - 8.20 €

Note : 10/10

Le chant des dunes, de John Connoly.
Un thriller dans un univers très noir qui mêle le suspense au fantastique et à l'Histoire avec un grand H.
Mais évidemment, c'est ce côté fantastique qui peut surprendre le lecteur qui peut le ressentir comme une facilité.
Soixante-dix ans après la guerre, les fantômes de l'holocauste viennent hanter ce coin perdu et venteux d'une petite station balnéaire du Maine (Etats-Unis).
C'est un détective privé en piteux état qui mène l'enquête.
Du grand art, comme toujours avec Connoly. Une documentation riche et minutieuse sur le nazisme et la période trouble qui a suivi avec les bourreaux réfugiés en Amérique du Sud et aux USA.
Pocket - 8.00 €

Note : 8/10

Un charmant petit village, de Jean-Michel Lecocq.
L'éditeur ajoute au dessous du titre : roman policier, mais pas que... Et il a bien raison.

L'intrigue se passe dans un petit village du Haut-Var, à Villecroze, où tout le monde se connaît et est bouleversé par la découverte du double suicide d'un couple, gérant d'une maison d'hôtes.
L'enquête est menée en secret par le commissaire Payardelle, star de la crim' au 36 quai des orfèvres, officiellement en vacance dans le Var.
L'ambiance du village est remarquablement rendue par cet auteur qui vit en Provence. Il y a parfois dans ce roman, du Giono ou du Magnan.

Très agréable à lire. Un cadeau pour Noël ?
Editions Lajouanie - 18 €

Note : 7/10

Tension extrême, de Sylvain Forge.
La science complice du crime.
Tout commence par la découverte de deux meurtres étonnamment simultanés. L'enquête, menée par une jeune commissaire à peine sortie de l'école et son adjointe, ancienne du 36, déclenche une cyberattaque qui paralyse la PJ de Nantes.
Aux limites du virtuel et de la réalité, les nouvelles technologie de l'intelligence artificielle conduisent parfois à la folie.

Ce Prix du quai des Orfèvres 2018, comme c'est souvent le cas depuis quelques années, est parfois un peu confus. Les explications scientifiques, pour ne pas ennuyer le lecteur, sont souvent tronquées ce qui les rend incompréhensibles. Ce qui compte, c'est le suspense, bien sûr
.
Editions Fayard - 8.90 €

Note : 7/10

mardi 21 novembre 2017

Merci !

La 21ème édition de la Fête du livre du Var est finie.
Le bouche à oreille est un sacré moyen de se faire connaître.
Mille fois merci aux nombreux lecteurs de mes polars que j'ai rencontré pendant ces trois jours. Et mille excuses pour ceux à qui je n'ai pas pu consacrer suffisamment de temps, mais il y avait vraiment beaucoup de monde.
Félicien Aubin se joint à moi pour vous remercier pour l'intérêt grandissant que vous portez à ses aventures.

samedi 7 octobre 2017

Qui est Félicien Aubin ?

Le personnage récurrent de mes polars.


Lors d’une rencontre littéraire autour du polar, on m’a posé la question suivante : comment est né le personnage de Félicien Aubin ?
Comment il est né, je n’en sais rien. Je n’y étais pas. Ce que je sais, c’est qu’il a aujourd’hui, un peu plus de cinquante ans. On est en 2018, ne l’oubliez pas  Il a donc dû naître dans les années soixante. Est-ce que cela a pu avoir une incidence sur sa façon de vivre ? Pourquoi pas ! Mais il n’a pas connu mai 68 ! Trop jeune.
Comment ai-je fait sa connaissance ?

dimanche 1 octobre 2017

Mes dernières lectures

   Eh oui ! Je suis en pleine écriture du 7ème opus des enquêtes de Félicien Aubin (ce sera le denier), depuis des mois. Du coup, je suis à la bourre. Je manque de temps pour écrire des résumés sérieux de mes lectures. Je vous présente donc, succinctement, les 6 derniers polars que j’ai lus. Mais je donne tout de même des notes (vieille manie d’enseignant !)


Dossier 64, de Jussi Adler Olsen

Copenhague, 2010. Une nouvelle enquête de l’incontournable trio formé par Carl Morck et ses assistants, Assad et Rose, nous plongeant dans un sombre chapitre de l’histoire du Danemark.
Le livre de poche, 8.60 €
Excellent. 8/10





Agatha Raisin (prononcer à l’anglaise). La quiche fatale, de M.C. Beaton

Rien à voir avec le précédent. C’est de l’humour anglais. Mais c’est bien écrit, captivant et reposant.
Agatha Raisin est une Miss Marple d’aujourd’hui, une quinqua qui n’a pas froid aux yeux. À la fois exaspérante et attendrissante elle vous fera mourir de rire.
Albin Michel, 14 €
Pour se délasser les neurones. 5/10



Mapuche, de Caryl Férey

Attention ! C’est du lourd.
Ruben, fils d’un célèbre poète assassiné dans les geôles de la dictature argentine dans les années 70 est un rescapé de l’enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla.
Folio-policier, 8.80 €
Dur, cruel et émouvant. 9/10



Zulu, de Caryl Férey

Chef d’œuvre absolu.
Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l’inkatha, en guerre contre l’ANC. Aujourd’hui chef de la police criminelle de Cape Town, il doit composer avec 2 fléaux majeurs de son pays : la violence et le sida.
Si l’apartheid a disparu de la scène politique en Afrique du Sud, de vieux ennemis agissent toujours dans l’ombre de la réconciliation nationale.
Folio-policier, 8.80 €
À lire de toute urgence. 9/10





Le jour où les enfants disparaissent (lundi mélancolie), de Nicci French

Un roman à quatre mains.
Sous le pseudonyme de Ricci French se cache un couple de journalistes anglais qui ont décidé de partager leur vie et leur écriture.
Un roman psychologique oppressant, avec pour personnage principal (et récurrent), le docteur Frieda Klein. Psychanalyste, elle est mêlée à une étrange histoire de disparition d’enfants à 30 ans d’intervalle.
Pocket, 7.80 €
À découvrir. 8/10



La fin approche (cruel vendredi), de Nicci French


De la même veine, mais un peu moins bon. Quelques longueurs, meublées par des descriptions inutiles.
Il y a des vendredis où rien ne va. Comme celui Où Frieda Klein est appelée à reconnaître un cadavre repêché dans la Tamise. Cadavre qui porte un bracelet à son nom et qui n’est autre que celui de son ex-petit ami. Devenue suspect n°1, Frieda ne voit qu’une seule issue : prendre la fuite et mener sa propre enquête.
Pocket, 7.80 €
À lire. 6/10



mardi 14 mars 2017

Le voilà !

La dernière aventure du capitaine Félicien Aubin et ses adjoints. De Toulon à la Sicile, en passant par le haut-Var.
Bonne lecture.
Bientôt en librairie.


                    Première rencontre : ce dimanche 19 mars à Cuers.


















270 pages 16 €
Déjà en vente sur le site de l'éditeur (clic)

vendredi 24 février 2017

La quatrième de couverture

Sortie prévue semaine 10.


   Dans une bastide isolée du haut Var, Ludovic Romanet, scientifique connu pour ses travaux sur l’intelligence artificielle disparaît mystérieusement. Quelques jours plus tard, Alice, sa jeune compagne est retrouvée assassinée au domicile de l’ingénieur.
  L’enquête qui s’annonce difficile est confiée au capitaine Félicien Aubin et à son groupe d’enquêteurs.
   Une étrange piste les amènera jusqu’en Sicile dans la célèbre vallée des Temples.
   Une histoire tragique, un suspens étonnant, des paysages à couper le souffle.

   Dans ce sixième opus, on retrouve les personnages attachants des romans précédents plébiscités par les lecteurs.

dimanche 12 février 2017

Plus que quelques jours à attendre

Félicien Aubin, Amandine Evrard, Thibault Silvere, Lucien Mignard vous donnent rendez-vous dans quelques jours pour leurs dernières aventures.

En attendant, moi, je vous attends pour vous présenter le sixième opus de la série :

 - Fête du livre de Cuers, le dimanche 19 mars.
 - Festival du polar de Sanary en avril (dates à préciser).
 - Fête du Livre d'Hyères, samedi 13 et dimanche 14 mai.
 - Salon de La Croix-Valmer, samedi 20 et dimanche 21 mai.

Dans quelques jours, la 4ème de couverture.

mardi 31 janvier 2017

La photo perdue... presque fin...

Bravo et merci aux 27 "parieurs fous" qui ont participé. Un regret : 4, seulement se sont risqués directement sur le blog. 23 ont préféré la confidentialité de ma boîte mail. Dommage !
Je rappelle que la rubrique "Commentaires" sur le blog est très facile à utiliser. Cela permet des échanges... doux, violents, humoristiques...

La solution de l'énigme - que beaucoup ont trouvée - est pour bientôt.

En attendant, une autre photo.