La littérature policière s’efforce de refléter la société telle qu'elle a été, qu'elle est, ou qu'elle devient.
Est-ce prétendre, alors, qu’énigmes, crimes ou intrigues, ne sont que prétextes à évoquer des faits passés, actuels ou futurs, qu'ils soient politiques, économiques, sociaux, régionaux ou nationaux, voire internationaux ?
Certainement pas.
Néanmoins l'enquête policière se déroule dans un environnement donné. Enquêteurs et criminels sont des hommes et des femmes immergés dans ce contexte.
Pour ce qui est de l'environnement, dans mes polars, c'est le Sud. Le sud de la France, et plus particulièrement, le Var, ses paysages, son climat, la mer, la mentalité de ses habitants, l'apparente convivialité et la violence sous-jacente.
Pour le contexte sociétal, ce sont les grands thèmes qui marquent notre époque : les injustices, la science, l'écologie, le climat, les migrations, le terrorisme, les droits de l'homme, le nationalisme, etc...

dimanche 17 décembre 2017

Lectures de fin d'année

Quatre polars, quatre écritures différentes, quatre histoires, quatre romans intéressants.

Le temps est assassin, de Michel Bussi.
L'histoire de Clotilde qui revisite son passé, ses souvenirs de vacances d'adolescente en Corse, la mort de ses parents et de son frère aîné dans un accident de la route, presqu'île de la Revellata. Elle a été la seule survivante. C'était en 1989.
En 2016, Clotilde revient pour la première fois sur les lieux du drame, avec son mari et sa fille qui a à peu près le même âge qu'elle au moment de l'accident.
Au camping, où elle a vécu son dernier été avec ses parents et son frère, elle reçoit une lettre... de sa mère !
Il faut le talent de Michel Bussi pour rendre cette histoire non seulement crédible, mais aussi haletante et belle. Ce n'est pas un polar au sens strict, je dirais plutôt que... c'est de la littérature tout simplement.
A lire absolument.
Pocket - 8.20 €

Note : 10/10

Le chant des dunes, de John Connoly.
Un thriller dans un univers très noir qui mêle le suspense au fantastique et à l'Histoire avec un grand H.
Mais évidemment, c'est ce côté fantastique qui peut surprendre le lecteur qui peut le ressentir comme une facilité.
Soixante-dix ans après la guerre, les fantômes de l'holocauste viennent hanter ce coin perdu et venteux d'une petite station balnéaire du Maine (Etats-Unis).
C'est un détective privé en piteux état qui mène l'enquête.
Du grand art, comme toujours avec Connoly. Une documentation riche et minutieuse sur le nazisme et la période trouble qui a suivi avec les bourreaux réfugiés en Amérique du Sud et aux USA.
Pocket - 8.00 €

Note : 8/10

Un charmant petit village, de Jean-Michel Lecocq.
L'éditeur ajoute au dessous du titre : roman policier, mais pas que... Et il a bien raison.

L'intrigue se passe dans un petit village du Haut-Var, à Villecroze, où tout le monde se connaît et est bouleversé par la découverte du double suicide d'un couple, gérant d'une maison d'hôtes.
L'enquête est menée en secret par le commissaire Payardelle, star de la crim' au 36 quai des orfèvres, officiellement en vacance dans le Var.
L'ambiance du village est remarquablement rendue par cet auteur qui vit en Provence. Il y a parfois dans ce roman, du Giono ou du Magnan.

Très agréable à lire. Un cadeau pour Noël ?
Editions Lajouanie - 18 €

Note : 7/10

Tension extrême, de Sylvain Forge.
La science complice du crime.
Tout commence par la découverte de deux meurtres étonnamment simultanés. L'enquête, menée par une jeune commissaire à peine sortie de l'école et son adjointe, ancienne du 36, déclenche une cyberattaque qui paralyse la PJ de Nantes.
Aux limites du virtuel et de la réalité, les nouvelles technologie de l'intelligence artificielle conduisent parfois à la folie.

Ce Prix du quai des Orfèvres 2018, comme c'est souvent le cas depuis quelques années, est parfois un peu confus. Les explications scientifiques, pour ne pas ennuyer le lecteur, sont souvent tronquées ce qui les rend incompréhensibles. Ce qui compte, c'est le suspense, bien sûr
.
Editions Fayard - 8.90 €

Note : 7/10

mardi 21 novembre 2017

Merci !

La 21ème édition de la Fête du livre du Var est finie.
Le bouche à oreille est un sacré moyen de se faire connaître.
Mille fois merci aux nombreux lecteurs de mes polars que j'ai rencontré pendant ces trois jours. Et mille excuses pour ceux à qui je n'ai pas pu consacrer suffisamment de temps, mais il y avait vraiment beaucoup de monde.
Félicien Aubin se joint à moi pour vous remercier pour l'intérêt grandissant que vous portez à ses aventures.

mardi 14 novembre 2017

Fête du livre du Var 2017

Rendez-vous incontournable des Toulonnais avec la littérature, les vendredi 17, samedi 18 et dimanche 19 novembre de 10 h à 21 h le vendredi et à 19 h le samedi et le dimanche.
Je vous attends sur le stand de la librairie PÉRICLÈS.

samedi 7 octobre 2017

Qui est Félicien Aubin ?

Le personnage récurrent de mes polars.


Lors d’une rencontre littéraire autour du polar, on m’a posé la question suivante : comment est né le personnage de Félicien Aubin ?
Comment il est né, je n’en sais rien. Je n’y étais pas. Ce que je sais, c’est qu’il a aujourd’hui, un peu plus de cinquante ans. On est en 2018, ne l’oubliez pas  Il a donc dû naître dans les années soixante. Est-ce que cela a pu avoir une incidence sur sa façon de vivre ? Pourquoi pas ! Mais il n’a pas connu mai 68 ! Trop jeune.
Comment ai-je fait sa connaissance ?

dimanche 1 octobre 2017

Mes dernières lectures

   Eh oui ! Je suis en pleine écriture du 7ème opus des enquêtes de Félicien Aubin (ce sera le denier), depuis des mois. Du coup, je suis à la bourre. Je manque de temps pour écrire des résumés sérieux de mes lectures. Je vous présente donc, succinctement, les 6 derniers polars que j’ai lus. Mais je donne tout de même des notes (vieille manie d’enseignant !)


Dossier 64, de Jussi Adler Olsen

Copenhague, 2010. Une nouvelle enquête de l’incontournable trio formé par Carl Morck et ses assistants, Assad et Rose, nous plongeant dans un sombre chapitre de l’histoire du Danemark.
Le livre de poche, 8.60 €
Excellent. 8/10





Agatha Raisin (prononcer à l’anglaise). La quiche fatale, de M.C. Beaton

Rien à voir avec le précédent. C’est de l’humour anglais. Mais c’est bien écrit, captivant et reposant.
Agatha Raisin est une Miss Marple d’aujourd’hui, une quinqua qui n’a pas froid aux yeux. À la fois exaspérante et attendrissante elle vous fera mourir de rire.
Albin Michel, 14 €
Pour se délasser les neurones. 5/10



Mapuche, de Caryl Férey

Attention ! C’est du lourd.
Ruben, fils d’un célèbre poète assassiné dans les geôles de la dictature argentine dans les années 70 est un rescapé de l’enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla.
Folio-policier, 8.80 €
Dur, cruel et émouvant. 9/10



Zulu, de Caryl Férey

Chef d’œuvre absolu.
Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l’inkatha, en guerre contre l’ANC. Aujourd’hui chef de la police criminelle de Cape Town, il doit composer avec 2 fléaux majeurs de son pays : la violence et le sida.
Si l’apartheid a disparu de la scène politique en Afrique du Sud, de vieux ennemis agissent toujours dans l’ombre de la réconciliation nationale.
Folio-policier, 8.80 €
À lire de toute urgence. 9/10





Le jour où les enfants disparaissent (lundi mélancolie), de Nicci French

Un roman à quatre mains.
Sous le pseudonyme de Ricci French se cache un couple de journalistes anglais qui ont décidé de partager leur vie et leur écriture.
Un roman psychologique oppressant, avec pour personnage principal (et récurrent), le docteur Frieda Klein. Psychanalyste, elle est mêlée à une étrange histoire de disparition d’enfants à 30 ans d’intervalle.
Pocket, 7.80 €
À découvrir. 8/10



La fin approche (cruel vendredi), de Nicci French


De la même veine, mais un peu moins bon. Quelques longueurs, meublées par des descriptions inutiles.
Il y a des vendredis où rien ne va. Comme celui Où Frieda Klein est appelée à reconnaître un cadavre repêché dans la Tamise. Cadavre qui porte un bracelet à son nom et qui n’est autre que celui de son ex-petit ami. Devenue suspect n°1, Frieda ne voit qu’une seule issue : prendre la fuite et mener sa propre enquête.
Pocket, 7.80 €
À lire. 6/10



mardi 14 mars 2017

Le voilà !

La dernière aventure du capitaine Félicien Aubin et ses adjoints. De Toulon à la Sicile, en passant par le haut-Var.
Bonne lecture.
Bientôt en librairie.


                    Première rencontre : ce dimanche 19 mars à Cuers.


















270 pages 16 €
Déjà en vente sur le site de l'éditeur (clic)

vendredi 24 février 2017

La quatrième de couverture

Sortie prévue semaine 10.


   Dans une bastide isolée du haut Var, Ludovic Romanet, scientifique connu pour ses travaux sur l’intelligence artificielle disparaît mystérieusement. Quelques jours plus tard, Alice, sa jeune compagne est retrouvée assassinée au domicile de l’ingénieur.
  L’enquête qui s’annonce difficile est confiée au capitaine Félicien Aubin et à son groupe d’enquêteurs.
   Une étrange piste les amènera jusqu’en Sicile dans la célèbre vallée des Temples.
   Une histoire tragique, un suspens étonnant, des paysages à couper le souffle.

   Dans ce sixième opus, on retrouve les personnages attachants des romans précédents plébiscités par les lecteurs.

dimanche 12 février 2017

Plus que quelques jours à attendre

Félicien Aubin, Amandine Evrard, Thibault Silvere, Lucien Mignard vous donnent rendez-vous dans quelques jours pour leurs dernières aventures.

En attendant, moi, je vous attends pour vous présenter le sixième opus de la série :

 - Fête du livre de Cuers, le dimanche 19 mars.
 - Festival du polar de Sanary en avril (dates à préciser).
 - Fête du Livre d'Hyères, samedi 13 et dimanche 14 mai.
 - Salon de La Croix-Valmer, samedi 20 et dimanche 21 mai.

Dans quelques jours, la 4ème de couverture.

mardi 31 janvier 2017

La photo perdue... presque fin...

Bravo et merci aux 27 "parieurs fous" qui ont participé. Un regret : 4, seulement se sont risqués directement sur le blog. 23 ont préféré la confidentialité de ma boîte mail. Dommage !
Je rappelle que la rubrique "Commentaires" sur le blog est très facile à utiliser. Cela permet des échanges... doux, violents, humoristiques...

La solution de l'énigme - que beaucoup ont trouvée - est pour bientôt.

En attendant, une autre photo.

mardi 17 janvier 2017

La photo perdue

Que vient faire cette photo dans ce blog ?



Devinez ! Enquêtez !
Bientôt la solution de l'énigme.

jeudi 5 janvier 2017

Etrange printemps aux Glénan

   Après "Un été à Pont-Aven", l'auteur "des enquêtes du commissaire Dupin", nous invite au paradis de la voile au large de cette belle ville de Concarneau, sur l’archipel des Glénan.
   L'enquête sur la découverte de trois cadavres échoués sur le rivage entraîne le commissaire Dupin et ses adjoints sur ces îles paradisiaques. Parmi les victimes : un homme d'affaires lié à la politique locale et un navigateur de haut niveau qui possède une célèbre école de voile.
   Le roman porte sur les trois jours que dure l'enquête. Il vaut avant tout par la description des magnifiques paysages de cette Bretagne si typique, par les personnages, vivants, attachants et par les ambiances à la fois conviviales et secrètes de la vie des îliens.
  Certes on peut regretter un certain manque de rigueur dans la conduite de l'enquête par ce commissaire atypique. On peut reprocher à l'auteur de ne pas s'être suffisamment documenté sur la plaisance, la voile et même sur la police (il y est question d'inspecteur, alors que ce terme a disparu depuis plus de vingt ans), mais on se laisse emporter avec plaisir, malgré quelques longueurs, par cette histoire qui mêle plusieurs intrigues : une surprenante chasse aux trésors enfouis dans des épaves, des projets immobiliers aux conséquences écologiques dramatiques.
   L'auteur se cache sous le pseudonyme de Jean-Luc Bannalec. Il s'agit en fait d'un écrivain allemand qui a trouvé sa seconde patrie dans le Finistère sud qu'il décrit si bien.

Note : 6/10


Étrange printemps aux Glénan  Pocket 6.95 €

Mortels trafics

   Je lis chaque année le Prix du Quai des Orfèvres. J'y ai participé une fois. Mais j'avoue que celui de 2017 m'a déçu.
  Trop, c'est trop ! A force de vouloir coller de trop près à la réalité des conditions de travail des policiers et des représentants de la justice, le prix du quai des Orfèvres génère une certaine uniformité qui risque de basculer vers l'ennui.
   Le lauréat 2017, Pierre Pouchairet, un ancien commandant de police - on s'en serait douté - raconte dans son "Mortels trafics" une traque de trafiquants de drogue entre la France, l'Espagne et le Maroc.
   Différents services de polices sont concernés entre Paris, Nice et le Sud-Ouest pour suivre les traces d'un "go fast" et prendre les convoyeurs en flagrant délit. Le cœur du roman tient dans cette histoire de collaboration parfois houleuse, mais toujours très "humaine" entre ces différents services. Les truands sont évidemment cruels - il faut bien - et un père de famille est la victime collatérale et innocente de ces voyous.
   A force de vouloir coller de trop près, donc, aux critères du Prix, les auteurs en viennent parfois à oublier l'essence même d'un roman, fut-il policier, c'est à dire l'imaginaire. Certes la fiction peut se mêler à la réalité, mais il n'est pas forcément utile de proposer un essai sur la police en guise d'oeuvre littéraire.
   L'auteur de "Mortels trafics" n'échappe pas à ce désolant travers. Le roman est truffé de termes techniques, de descriptions technologiques du fonctionnement des services, un peu ennuyeux, d'abréviations, de sigles, d'acronymes. Au point qu'il s'est cru obligé - lui ou l'éditeur ? - d'ajouter à la fin du livre un abondant glossaire comportant plus d'une vingtaine de définitions.
   Ces réserves mises à part, il s'agit tout de même d'un polar distrayant. Les personnages de flics sont attachants et ceux de voyous, bien campés.
   L'auteur connaît visiblement la musique.

Note : 4/10

Mortels trafics  Fayard poche 8.90 €

mardi 15 novembre 2016

Fête du livre du Var

Nous y voilà. Le grand rendez-vous littéraire de Toulon.

Comme les années précédentes plus de 200 auteurs sont attendus sous le chapiteau de la place d'Armes, les 18, 19 et 20 novembre pour des conférences, des débats et des rencontres-dédicaces.

Je serai présent et heureux de vous retrouver sur le stand de la librairie Périclès.

Pour consulter le programme, cliquez ici : Fête du livre du Var

mardi 4 octobre 2016

Énigme à La Havane

   Peut-on comparer Leonardo Padura à Henning Mankell ? L’écrivain cubain au suédois ? Le latino au Nordique ?

   Dans « Passé parfait », le dernier volet de la série « Les quatre saisons », l’auteur de « L’homme qui aimait les chiens » dresse un portrait à la fois réaliste et nostalgique du Cuba des années quatre-vingt. Et ce n’est pas celui des dépliants en papier glacé des agences de voyages.
  Les utopies marxistes confrontées à la dure réalité de l’embargo et aux difficultés de la vie quotidienne à La Havane sont présentes en filigrane dans cette enquête policière. Mais c’est lorsqu’il décrit la convivialité et la chaleur humaine des gens de son pays que Leonardo Padura donne le meilleur de son talent.
   Le lieutenant de police Mario Conde, la quarantaine, solitaire et désabusé, enquête sur la disparition d’un ami de jeunesse, Rafael Morin, qui occupe un poste de directeur dans une grande entreprise. Dans leurs années « lycée », Mario et Rafael ont aimé la même jeune fille, mais c’est le beau et brillant Rafael qui l’a épousée. Nostalgie, quand tu nous tiens !
   L’enquête est parfois poussive. Les dialogues un peu trop forcés – est-ce dû à la traduction ? - font que ce roman n’est sans doute pas un chef d’œuvre. Ce n’est pas le meilleur de l’auteur cubain, mais il vaut tout de même le coup d’être lu.

Note : 7/10

Passé parfait. Leonardo Padura. Éditions Points 7.10 €

dimanche 4 septembre 2016

Anguille sous Roche

Rendez-vous les 7, 8 et 9 octobre à Saillans dans la Drome pour le 15ème FESTIVAL DU POLAR. Festival du polar de Saillans

J'y présenterai la série des enquêtes de Félicien Aubin.