La littérature policière s’efforce de refléter la société telle qu'elle a été, qu'elle est, ou qu'elle devient.
Est-ce prétendre, alors, qu’énigmes, crimes ou intrigues, ne sont que prétextes à évoquer des faits passés, actuels ou futurs, qu'ils soient politiques, économiques, sociaux, régionaux ou nationaux, voire internationaux ?
Certainement pas.
Néanmoins l'enquête policière se déroule dans un environnement donné. Enquêteurs et criminels sont des hommes et des femmes immergés dans ce contexte.
Pour ce qui est de l'environnement, dans mes polars, c'est le Sud. Le sud de la France, et plus particulièrement, le Var, ses paysages, son climat, la mer, la mentalité de ses habitants, l'apparente convivialité et la violence sous-jacente.
Pour le contexte sociétal, ce sont les grands thèmes qui marquent notre époque : les injustices, la science, l'écologie, le climat, les migrations, le terrorisme, les droits de l'homme, le nationalisme, etc...
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jeudi 28 décembre 2017

Réflexions

« La vallée des temples » soulève de nombreuses questions. Je vais tenter une réponse globale car en fait plusieurs points évoqués par les lecteurs sont liés.

Lorsque l’envie m’est venue de retrouver mes personnages pour une nouvelle enquête je me suis demandé dans quel contexte sociétal je situerais l’affaire criminelle. C’est toujours ainsi que commence ma réflexion. 

Plusieurs domaines me sont alors venus à l’esprit.
Les imprimantes 3D qui se perfectionnent de plus en plus et qui sont vraiment étonnantes.
L’intelligence artificielle, sujet d’actualité s’il en est.
Les drones qui investissent de nombreux domaines, tant militaires que civils.
Les fablabs, ces formidables laboratoires auprès des universités, qui permettent à des universitaires, des chercheurs, des techniciens, des artisans, des ouvriers, des étudiants de travailler ensemble sur leurs projets, de confronter leurs idées, de résoudre leurs problèmes, de « bricoler », d’expérimenter.
Les migrations, bien sûr, leurs cortèges de drames en Méditerranée, en Sicile.
Le nationalisme qui monte dans toute l’Europe, le rejet des étrangers.

Donc, les idées ne me manquaient pas. Tous ces sujets m’intéressaient. Lequel choisir ?
Eh bien, précisément, je n’ai pas choisi. J’ai tout pris et cela a donné ce polar "cocktail" dont le succès ne cesse de m’étonner. Le premier tirage est déjà épuisé.

Je voudrais ajouter que tous les détails et les développements qui concernent ces thèmes sont, bien entendu, parfaitement documentés et vérifiables. Tout est exact, y compris les activités de l’entreprise DCN domiciliée à Ollioules. 
Mon imagination ne tient, dans ce roman, que dans l’histoire et les personnages. Comme dans les épisodes précédents.

Mes lecteurs fidèles savent cela depuis la parution de « Crimes et sentiments » !

mardi 14 juillet 2015

Récurrence des personnages dans le polar


Le constat.

   Il ne m’est jamais venu à l’esprit de chercher à établir une statistique pertinente sur le pourcentage de polars qui mettent en scène un ou plusieurs personnages récurrents. Je me suis contenté de mes lectures, nombreuses, et de mes déambulations chez les libraires, dans les salons ou fêtes du livre auquel je participe, ou sur les sites d’Amazon ou de la FNAC, pour faire le constat que la récurrence des personnages dans le polar est un mode littéraire très répandu. Aussi bien chez les auteurs français que chez les étrangers qui sont traduits dans notre langue.
   Je ne citerais que quelques-uns de ces auteurs. L’incontournable Henning Mankell et son Kurt Wallander qui nous fait découvrir certaines faces sombres de la souriante Suède, modèle idéal de tous les sociaux-démocrates. L’autre suédoise Camilla Lackberg et son héroïne, la romancière Erica Falck et son compagnon, le policier Patrick Hedström, qui collaborent dans des enquêtes autour du petit port de pêche de la côte ouest, Fjällbacka. L’américain  Michael Connelly et son détective Harry Bosch de Los Angeles, impulsif et obsessionnel, que l’on côtoie dans une vingtaine de romans. Le Danois Jussi Adler Olsen et son équipe de choc du Département V, Carl Morck, son assistant d’origine syrienne Assad et Rose, la secrétaire punk. Côté Français : le petit (par la taille) commissaire Verhoeven dans la trilogie de Pierre Lemaitre (Travail soigné, Alex, Sacrifice). Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, intuitif et nonchalant et son acolyte Adrien Danglard, organisé et méthodique, chez Fred Vargas. Le commandant Martin Servaz, flic intuitif de Bernard Minier.