La littérature policière s’efforce de refléter la société telle qu'elle a été, qu'elle est, ou qu'elle devient.
Est-ce prétendre, alors, qu’énigmes, crimes ou intrigues, ne sont que prétextes à évoquer des faits passés, actuels ou futurs, qu'ils soient politiques, économiques, sociaux, régionaux ou nationaux, voire internationaux ?
Certainement pas.
Néanmoins l'enquête policière se déroule dans un environnement donné. Enquêteurs et criminels sont des hommes et des femmes immergés dans ce contexte.
Pour ce qui est de l'environnement, dans mes polars, c'est le Sud. Le sud de la France, et plus particulièrement, le Var, ses paysages, son climat, la mer, la mentalité de ses habitants, l'apparente convivialité et la violence sous-jacente.
Pour le contexte sociétal, ce sont les grands thèmes qui marquent notre époque : les injustices, la science, l'écologie, le climat, les migrations, le terrorisme, les droits de l'homme, le nationalisme, etc...
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vendredi 22 mai 2020

Chronique du 20 mai 2020


Esther 1000 PREMIERS REDACTEURS D'AVIS
Acheté chez Amazon 

Le Var. Dans une chambre d’hôtes, un couple et leur fils vont être retrouvés morts. La première hypothèse est d’emblée celle d’un suicide familial. Frédéric, le lieutenant en charge de l’enquête, va suivre d’autres pistes. Que s’est-il réellement passé ?
Voilà un roman qui ne permettra pas une seule page de répit. En effet, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer une seule fois, et même si parfois j’aurais apprécié que l’auteur s’arrête sur certaines explications, j’ai tout de même apprécié ce rythme dans l’enquête.
Si au départ j’ai pensé à un schéma très classique, il n’en est rien. L’intrigue est réellement complexe et j’y ai retrouvé tous les ingrédients nécessaires afin de passer un bon moment de lecture.
Je me suis énormément attachée à l’équipe d’enquêteurs et en particulier Ninon, qui en est à ses tout débuts. J’ai trouvé les personnages très bien dépeints. Si parfois j’ai trouvé que la résolution des faits se faisait de manière trop rapide et trop simple, cela ne m’a pas dérangée, même si à certains moments j’avoue que j’aurais apprécié avoir davantage d’explications. Le rythme est si effréné que l’auteur ne prend pas forcément le temps de tout nous expliquer dans le détail.
Les secrets sont nombreux et le déroulé de l’intrigue est sans failles. J’ai été très surprise par certaines révélations et le suspense est intact jusqu’au bout.
La plume de l’auteur est entraînante. Sous un style vif et audacieux, l’auteur va attraper son lecteur dès le début et il sera très difficile de lâcher ce roman.
Une enquête policière complexe, prenante et surprenante, servie par une écriture entraînante et une équipe d’enquêteurs attachants. Une très bonne lecture.



jeudi 21 mai 2020

Une critique (achat sur Amazon)

Une intrigue complexe et bien menée qui nous entraine !

Nous suivons une équipe de la Police Judiciaire de Toulon, composée de deux hommes et d’une jeune femme, qui enquête sur la mort d’une famille en vacances dans le Var. Suicide… ou meurtre habilement dissimulé ?
René le Gal nous fait suivre tout le déroulé de l’enquête. Ce n’est pas un livre qui pétarade d’action, qui vous prend aux tripes avec son suspens, mais au contraire un livre avec une intrigue complexe et rondement menée qui attise votre curiosité et vous pousse à tourner les pages pour en savoir plus car elle est crédible, bien ficelée et comporte des retournements de situations auxquels je ne m’attendais pas – et j’adore être surprise !
Le tempo est assez lent mais il colle avec l’histoire donc ça ne m’a pas gênée, d’autant qu’il y a beaucoup de personnages et qu’il faut vraiment avoir une lecture attentive pour ne pas se perdre entre les différents liens. Le roman est écrit à la troisième personne mais l’écriture est fluide et naturelle, ce n’était donc pas gênant à mon goût bien que je tique parfois avec d’autres livres. L’auteur a beaucoup de connaissances et cela pose l’intrigue sur des bases solides.
Ce n’est pas un policier comme j’ai l’habitude de lire mais j’ai quand même été intriguée par le récit. Je voulais connaitre le pourquoi du comment et il faut dire que ce n’est pas facile à trouver ! Un récit très bien ficelé qui se centre sur la résolution de l’intrigue, c’est fluide et captivant, à découvrir !
Audrey Abadie 19 mai 2020

mardi 5 mai 2020

Première critique du Monde des anges


Après la parution en numérique.

La bibliothèque impériale de Sissy. Blog littéraire.

Chronique « polars ». 3 mai 2020

Un homme, une femme et leur fils de dix ans sont retrouvés morts dans une chambre d’hôtes, louée pour des vacances dans le Var. La première hypothèse est celle d’un « suicide familial ».
L’enquête est confiée au lieutenant Frédéric Belaïd, qui ne tarde pas à suivre une autre piste que celle du suicide.
Les crimes s’enchaînent et les questions, de plus en plus nombreuses, restent sans réponse. Puis un autre crime est commis. Et encore un autre.
Mais qui est le meurtrier ? Quel est son mobile ? Et s’il n’agissait pas seul ?
Le lieutenant Frédéric Belaïd et ses adjoints, la jeune lieutenante Ninon Fourier dont c’est le baptême du feu, et le major Thibault Silvere ne seront pas trop de trois pour élucider cette énigme qui les plongera dans un passé tragique et révélera de terribles secrets.

Mon avis :
Avertissement : il sera court car je ne préfère pas spoiler l'intrigue du roman.
Ce qui est sûr c'est que vous ne sortirez pas indemne de votre lecture.
Lorsqu'il y a un meurtre, on pense au mobile. Pourquoi tuer un couple et leur enfant ? S'agit-il d'un suicide finalement ? Ou d'un meurtre ?
Pourquoi s'en prendre à un couple sans histoire et à leur enfant ?
Vous allez émettre toutes les possibilités, des hypothèses vont germer dans votre esprit et puis soudain vous serez loin du compte.
Scandale, vengeance seront mis en lumière. Ce polar est habilement mené. On s'intéresse dans un premier temps au meurtrier, au tueur et puis les enquêteurs se posent d'autres questions. S'il y avait plus ? Pourquoi lui ? Quel est son mobile ? Et s'il n'agissait pas seul ? Qui tire les ficelles ?
Les enquêteurs ne lâcheront rien, ils se poseront toutes les questions que vous pouvez vous poser. Parfois leurs nerfs lâcheront, normal ce ne sont que des hommes. Mais ils veulent savoir la vérité, la vérité qui dérange.
Vous allez découvrir jusqu'où les gens peuvent aller pour l'argent, pour la vengeance.
Vous allez découvrir que des scandales peuvent détruire des vies, des familles, à quel prix ? Le pouvoir, le contrôle, l'argent ?
La traque s'intensifie du début à la fin et vous ne serez pas au bout de vos peines.


jeudi 14 juin 2018

Le 7ème opus de la série

Voilà, il est disponible en librairie, chez Amazon, la FNAC en ligne, etc... Ou samedi 16 juin au CULTURA de La Garde.

Je vous propose la 4ème de couverture.

Tout commence par la découverte du cadavre d’une jeune femme sur une plage au bord de la Méditerranée.
Banal, penserez-vous, c’est un polar !
Sauf que cette femme est nue, que son visage est méconnaissable, qu’aucun papier d’identité, ni aucun indice matériel ne sont retrouvés à proximité. Et que personne ne la connaît.
Ah oui ! Il y a bien une piste… Étroite. Sauf que…
Comment vont s’y prendre le capitaine Aubin et son groupe d’enquêteurs pour résoudre cette énigme ?
D’autant que le pire est à venir.

Ce septième opus de la série « Les enquêtes de Félicien Aubin », totalement différent des précédents, est un retour aux sources pures et dures du polar classique.
La fin, émouvante, poignante, surprendra les inconditionnels de la série.

Les Presses du Midi - 305 pages 17 €


mardi 14 mars 2017

Le voilà !

La dernière aventure du capitaine Félicien Aubin et ses adjoints. De Toulon à la Sicile, en passant par le haut-Var.
Bonne lecture.
Bientôt en librairie.


                    Première rencontre : ce dimanche 19 mars à Cuers.


















270 pages 16 €
Déjà en vente sur le site de l'éditeur (clic)

vendredi 24 février 2017

La quatrième de couverture

Sortie prévue semaine 10.


   Dans une bastide isolée du haut Var, Ludovic Romanet, scientifique connu pour ses travaux sur l’intelligence artificielle disparaît mystérieusement. Quelques jours plus tard, Alice, sa jeune compagne est retrouvée assassinée au domicile de l’ingénieur.
  L’enquête qui s’annonce difficile est confiée au capitaine Félicien Aubin et à son groupe d’enquêteurs.
   Une étrange piste les amènera jusqu’en Sicile dans la célèbre vallée des Temples.
   Une histoire tragique, un suspens étonnant, des paysages à couper le souffle.

   Dans ce sixième opus, on retrouve les personnages attachants des romans précédents plébiscités par les lecteurs.

dimanche 12 février 2017

Plus que quelques jours à attendre

Félicien Aubin, Amandine Evrard, Thibault Silvere, Lucien Mignard vous donnent rendez-vous dans quelques jours pour leurs dernières aventures.

En attendant, moi, je vous attends pour vous présenter le sixième opus de la série :

 - Fête du livre de Cuers, le dimanche 19 mars.
 - Festival du polar de Sanary en avril (dates à préciser).
 - Fête du Livre d'Hyères, samedi 13 et dimanche 14 mai.
 - Salon de La Croix-Valmer, samedi 20 et dimanche 21 mai.

Dans quelques jours, la 4ème de couverture.

mardi 2 février 2016

Enfin ! Chemin d'enfer

L'accouchement a été long, mais le bébé se porte bien. L'éditeur a fait du bon boulot : une présentation parfaite, une belle couverture, un texte aéré avec une police lisible par tous. Et surtout un prix qui défie toute concurrence : 18 € pour 375 pages. Bravo !


Un résumé.
   Un homme égorgé dans les toilettes du TGV Nice-Paris.
Une polémique qui défraye la chronique en Provence : la ligne à grande vitesse doit traverser le beau pays varois et, pour certains, dénaturer ses paysages typiques.
Un gros bonnet de la mafia russe qui tire d’étranges ficelles.
Un tueur en série qui n’en est peut-être pas vraiment un.
Enquête difficile pour le capitaine Félicien Aubin et ses adjoints de la PJ toulonnaise, marqués par un terrible drame lors d’une affaire précédente.
Dans ce cinquième opus de la série, on retrouve les personnages familiers, attachants. Ils évoluent dans des lieux bien réels (la côte varoise et l’arrière-pays) et dans un contexte sociétal d’actualité (le projet de ligne à grande vitesse entre Marseille et Nice).

Chemin d'enfer, Les Presses du Midi 375 pages 18 €

lundi 30 novembre 2015

"Chemin d'enfer", c'est pour bientôt

La sortie du cinquième opus des enquêtes de Félicien Aubin est prévue pour la mi-décembre. La couverture n'est pas encore arrêtée, la maquettiste de l'éditeur y travaille. La correctrice a fini son boulot.
Je vous propose les premières pages pour vous faire patienter.

Bandol. Mardi 25 juin 2019, 16 h 25
Gare SNCF


Le TGV duplex 6178 en provenance de Nice et à destination de Paris était immobilisé le long du quai de la petite gare de cette charmante station balnéaire de la côte varoise, qu’il traverse chaque jour à grande vitesse sans jamais s’y arrêter.
Les huit cent cinquante-sept voyageurs, descendus du train, étaient rassemblés sur le parking à droite du bâtiment. Ils attendaient les autobus qui devaient les ramener à Toulon, où un autre TGV avait été affrété afin qu’ils puissent continuer leur voyage. Informés de l’événement effroyable qui s’était produit dans le train, hébétés, ils s’interrogeaient les uns les autres. Mais le plus urgent était de se protéger du soleil de plomb de ces premiers jours d’été. Quelques-uns étaient assis au bord du trottoir. D’autres étaient appuyés sur les capots brûlants des voitures. Les plus débrouillards avaient réussi à trouver un peu d’ombre sous le feuillage de l’unique arbre situé en bordure du terre-plein. Les cigales qui squattaient ce pin n’avaient pas cru bon d’interrompre leur concert de cymbales.
La direction régionale de la SNCF avait réagi promptement. Le steward d’une des deux voitures-bars distribuait des bouteilles d’eau minérale, des canettes de jus de fruits, des biscuits secs et des friandises pour les enfants.

mercredi 12 novembre 2014

Vient de paraître

Fannie et Freddie   Éditions Zulma

Après Garden of love et Les harmoniques, le denier roman de Marcus Malte vient de sortir en librairie.
Cet auteur de chez nous est considéré, à juste titre, comme un écrivain majeur dont le style novateur allie la puissance des mots et la simplicité des phrases au service de l'histoire qu'il nous fait partager. Des romans forts, dans lesquels s'expriment la tendresse et la violence, qui marquent le lecteur. Désespérés ? Pas si sûr.

A découvrir d'urgence en présence de l'auteur à la Librairie Charlemagne de La Seyne-sur-Mer ce mercredi 12 novembre à partir de 18 h 30 ou vendredi 14 à la même heure à la bibliothèque Le Clos Saint-Louis, avenue Henri Guillaume à La Seyne.

mercredi 16 avril 2014

Le règne de Saturne

Un extrait.    

    
Vendredi 31 août
Chemin Raoul-Coletta, impasse des Genêts


Branle-bas de combat à l’hôtel de police de Toulon.
Ce matin-là, à la demande du procureur Versini, le commissaire divisionnaire Jean-Pierre Dumoulin avait convoqué en salle de réunion, tous les officiers et sous-officiers disponibles. L’effectif n’était pas encore au complet, mais ils étaient une demi-douzaine autour de la grande table. Le procureur annonça le but de la réunion qui ne dura que quelques minutes. Le cadavre d’un homme d’une cinquantaine d’années, sauvagement égorgé, avait été découvert dans une rue de Sanary, pas loin de son domicile.
Lorsque le magistrat révéla l’identité de l’homme assassiné, le capitaine Aubin et le lieutenant Aubert revendiquèrent l’enquête. Il s’agissait du kiné Frédéric Nardi.
Ils appelèrent Thibault Silvere en passant devant le kiosque de l’accueil et se rendirent immédiatement au commissariat de Sanary. Ils demandèrent à voir le lieutenant Sardi qui avait commencé l’enquête.
– Nous avons relevé l’identité de la victime. C’est un dénommé Nardi Frédéric, né le 11 juillet 1972 à Marseille. Kinésithérapeute, cabinet installé à Sanary, chemin des Mas-de-l’Huide. Marié, deux enfants, un garçon de quinze ans et une fille de douze ans, demeurant Chemin Raoul-Coletta, impasse des Genêts. C’est justement devant sa villa qu’un habitant du quartier l’a trouvé ce matin. Il était 6 h 18 lorsque nous avons été prévenus. C’était pas beau à voir. Égorgé… Il gisait dans une mare de sang.
– Vous avez, bien sûr, relevé l’identité de celui qui a découvert le corps ? demanda Silvere.
– …
Le lieutenant Sardi, vexé par cette question, ne répondit pas.
– Nous sommes un peu sur les dents, en ce moment, dit Vincent Aubert pour excuser son collègue.
– Où est le cadavre ? questionna le capitaine Aubin.
– Je l’ai fait transporter à la morgue de l’hôpital Sainte-Anne, à Toulon. Vous voulez voir les photos ?
Le policier de Sanary ouvrit une chemise rouge et en sortit une série de photos de la victime. L’homme était couché sur le côté, une profonde entaille noirâtre sur la face avant du cou, au niveau de la pomme d’Adam, laissait deviner la trachée-artère béante.
– Vous avez pu interroger l’épouse de monsieur Nardi ? demanda Aubin.
– Oui… Elle n’a pas l’air spécialement affectée.
‒ Et les enfants ?
‒ Ils sont chez leurs grands-parents, dans le Vaucluse. Ils doivent revenir demain pour la rentrée des classes, lundi.
Les trois policiers toulonnais demandèrent à leur collègue sanaryen de les conduire sur les lieux du drame.
Deux gardiens de la paix étaient restés sur place. Le périmètre de la scène de crime était matérialisé par un ruban jaune autour de quatre plots en béton. Dans l’attente des officiers de la PJ toulonnaise, tout avait été laissé tel que les policiers avaient découvert le cadavre le matin même. Le lieutenant Sardi leur montra une large tache brunâtre sur le trottoir le long duquel était stationnée la voiture. La victime avait dû se vider de son sang. La Nissan Juke rouge, portière côté conducteur ouverte, laissait supposer que le kiné avait été agressé au moment où, après s’être garé, il sortait de sa voiture. Les policiers l’avaient trouvé, gisant sur le trottoir, le pied droit encore dans l’habitacle. D’après sa femme, il avait été invité à une soirée-débat organisée par son association, L’Âge d’or.
Comme à son habitude, le brigadier-chef Thibault Silvere fit des photos. Par acquit de conscience, les quatre hommes fouillèrent du regard autour de la tache de sang et dans la voiture. Mais, à l’instar de leurs collègues du commissariat de Sanary, ils ne recueillirent aucun indice.
Aucun des voisins interrogés par les policiers locaux n’avait entendu le moindre bruit suspect cette nuit-là. L’indifférence, le repli sur soi, la peur maladive, infondée de l’insécurité, la surdité des habitants plutôt âgés de ce quartier rupin ?
Vu la blessure et la position de la victime, il était probable que la mort avait dû être extrêmement brutale.
Félicien Aubin demanda au lieutenant Sardi, poliment cette fois, de fouiller consciencieusement le cabinet de kinésithérapie et d’apposer les scellés sur la porte.
En rentrant à Toulon, les trois policiers essayèrent de comprendre quel pouvait être le mobile de ce crime. Le nom de Guy Couturier revenait sans cesse dans leurs propos.
Ils firent un détour par l’hôpital Sainte-Anne. Ils se rendirent à la morgue. Le médecin légiste venait d’arriver, il les accueillit froidement. Ils demandèrent à voir le corps de Frédéric Nardi. L’autopsie n’avait pas encore commencé. Selon le docteur Guillaume Cloarec, compte tenu de l’état de la blessure, le crime avait dû avoir lieu entre 2 heures et 4 heures du matin.      
Les policiers n’en apprirent pas plus que ce qu’ils avaient pu voir sur les photos.




lundi 14 avril 2014

Le règne de Saturne

Vient de paraître le quatrième volet de la série des enquêtes de Félicien Aubin.

Le règne de Saturne 

Clémence, la belle cinquantaine, brillante, sportive, est victime d’un accident sur la route de Toulon à Saint-Tropez. Elle est grièvement blessée, mais ses jours ne sont pas en danger. Elle meurt pourtant dans des circonstances troublantes durant son transfert à l’hôpital de Toulon.
Le capitaine de police Félicien Aubin et ses acolytes habituels sont confrontés à une étrange affaire de sosie au sein d’une secte bien mystérieuse sous la houlette d’un gourou envoûtant et prêt à tout pour parvenir à ses fins.
Les dernières pages de ce polar, inattendues et tragiques, laisseront le lecteur déboussolé.

Tous les sentiments humains s’expriment dans ce roman : l’amour, l’amitié, la culpabilité, la haine, la passion, la peur, la violence, la vengeance. Avec pour décor naturel, les paysages enchanteurs des bords de la Méditerranée.

Editions Les Presses du Midi 282 pages, 17 €

En vente librairie Charlemagne Toulon, Charlemagne La Seyne, Périclès Toulon, librairies en ligne Amazon, FNAC et sur commande dans toute bonne librairie.

mardi 16 avril 2013

En attendant Sarah

Vient de sortir

Le retour de l’inspecteur Félicien Aubin

Un polar pas comme les autres, qui mêle amour et intrigues, dans un contexte social, politique, écologique, et psychologique. Un roman dense, riche en évènements ancrés dans l’actualité.
Avril 2018. Un printemps anormalement chaud. Pas seulement d’un point de vue météorologique. Plusieurs affaires s’entrecroisent dans l’univers glauque de l’immobilier varois où l’argent coule à flot. Deux faits divers défrayent la chronique : l’assassinat mystérieux d’une jeune femme à Sanary-sur-Mer et la disparition inattendue d’une journaliste vedette.
Le capitaine Félicien Aubin – eh oui, il a pris du galon – au mieux de sa forme, parviendra-t-il à remettre à leur place les pièces brûlantes de cet étonnant puzzle ?
Les personnages, dont on a déjà fait connaissance dans les deux polars précédents (Crimes et sentiments et Le laboratoire du diable), évoluent dans les cités ensoleillées du littoral varois : Sanary-sur-Mer, La Seyne-sur-Mer, Toulon, et les paysages magnifiques de la presqu’île de Saint-Mandrier et du Gros-Cerveau avec sa vue sur les paysages grandioses s’étendant des îles d’Hyères aux calanques de Cassis.

Les Presses du Midi. 225 pages, 16 €

En vente en librairie, directement ou sur commande, ou à la librairie Périclès ou chez l'éditeur ou dans toutes les librairies en ligne (Amazon, FNAC, Chapitre, etc.)

jeudi 11 avril 2013

Félicien Aubin s’exprime pour la première fois hors des romans de René LE GAL

  Il ne manquait plus que ça. Depuis quand les personnages de romans donnent-ils des ordres à leurs auteurs ? Bon, ça va pour cette fois. Il ne faut pas le contrarier, déjà qu’il a un sale caractère !
  Une lettre de Félicien Aubin
Dédicace pour Babeth, la correctrice préférée de mon auteur
   Et surtout, dis bien à Élisabeth que c’est moi qui t’ai demandé de lui offrir ce livre dans lequel tu m’as encore enfermé. C’est la troisième fois, ça commence à bien faire.
   N’oublie pas que sans Élisabeth – au fait je préfère Babeth – l’histoire que je t’ai soufflée serait à peu près incompréhensible, pleine de fautes d’orthographe et de grammaire, hi, hi, je me marre !
   C’est pas parce que c’est toi qui tiens la plume – enfin, qui tape laborieusement d’un seul doigt sur ton fichu clavier – que tu peux te croire tout permis, me faire avaler toutes tes turpitudes, tes perversions, me faire passer pour ce que tu crois que je suis. Tu es l’auteur, d’accord. Mais, moi, je suis le personnage principal, et sans moi… C’est mes histoires, pas les tiennes. Et puis tu t’intéresses plus à cette Sarah qu’à moi et ça… Non, je ne suis pas jaloux, qu’est-ce que tu t’imagines. D’ailleurs moi aussi je l’aime bien cette jeune femme. Je te rappelle que je… Ah, c’est vrai, il ne faut pas dévoiler l’intrigue. Quels pinailleurs, ces auteurs !
   Allez, transmets mes amitiés à Babeth et embrasse-la de ma part. Et n’oublie pas de la remercier, elle pourrait se faire payer… vu le travail qu’il y a à faire sur tes torchons, hi, hi !! Te fâches pas, c’est pour rigoler. Oui, je sais, tu me prends pour un dépressif acariâtre, mais peut-être que tu te trompes, je peux faire de l’humour aussi.
   Félicien Aubin, aux bons soins de mon auteur.

mercredi 27 février 2013

Crimes et sentiments

Le premier tirage est épuisé. Réédition.
Disponible à partir du 15 mars 2013
La couverture a changé mais le texte est le même à la virgule près.

Editions Champ Mille Collection POLAR 15 €
Pour commander : cliquez sur "CONTACT" et laissez vos coordonnées. Port gratuit.

mardi 17 avril 2012

VIENT DE PARAITRE AVRIL 2012

Une nouvelle enquête du lieutenant Félicien Aubin

Si vous êtes un des nombreux lecteurs de « Crimes et sentiments » – bon, soyons modestes, « assez nombreux lecteurs » − si la personnalité un peu déjantée de l’inspecteur Félicien Aubin vous a émue, si la peinture légèrement désespérée de la société française en ce début de millénaire vous a paru pertinente, si vous avez été séduit par l’idée de découvrir un milieu social dans lequel se déroule l’enquête, alors n’hésitez pas. Procurez-vous, toutes affaires cessantes,

« Le laboratoire du diable », mon nouveau polar.


Vous y retrouverez l’inspecteur Félicien Aubin et ses acolytes, le brigadier-chef Thibault Silvere, le capitaine Lucien Mignard, de la police scientifique. Ils sont confrontés à une terrible affaire d’enlèvement d’enfants qui va les entraîner dans le milieu de la recherche scientifique et ses travers les plus obscurs.

Editions Les Presses du Midi. 276 pages 18 €


En vente, pour l'instant, à la librairie Périclès à Saint Jean du Var, librairie Charlemagne Toulon et librairie Charlemagne La Seyne. Ou, si vous avez des difficultés à le trouver :

librairies en ligne (transport gratuit, remise 5%). AMAZON ou FNAC (clic direct)

jeudi 9 septembre 2010

LIRE UN EXTRAIT


Bandol. Mardi 26 janvier 2016

Lorsque le lieutenant Félicien Aubin arriva devant l’hôtel Granlarge, à Bandol, il était 14 heures et il faisait un temps de chien : pluie diluvienne, vent d’est force 8 en rafales, nuages noirs et bas. Cela durait depuis trois jours et pas le moindre signe d’amélioration en vue. La mer, grise et écumante, déferlait sur les jetées du port de plaisance au bout de l’esplanade déserte, face à la petite île de Bendor. Les bateaux tiraient sur leurs aussières et le sifflement lugubre du vent dans les haubans, mêlé aux claquements sinistres des drisses contre les mâts des voiliers, n’invitait guère à la flânerie. Il referma brusquement la portière de sa voiture et se précipita, emmitouflé dans son vieux caban bleu marine, dans le hall chaleureux de l’hôtel.
C’est en fouillant dans le grenier de la vieille maison familiale qu’il avait trouvé ce vieux caban ; il avait appartenu à son père dans les années soixante et il était encore en parfait état. Depuis ce jour, tous les hivers il le portait, c’était son seul vêtement chaud, pour le corps et pour le cœur. Il avait à peu près la même taille que son père, un mètre soixante-quinze environ avec, en plus, un léger embonpoint.
Il avait toujours des idées un peu marginales. Certains le trouvaient snob, suffisant. Il s’en fichait éperdument. On peut d’ailleurs se demander de quoi il ne se fichait pas.
Le policier en uniforme qui l’attendait sur place le salua et referma prestement la porte derrière lui.
– Brigadier Alain Morel du commissariat de Sanary, lieutenant. Sale temps, on se croirait en Bretagne.
– Bonjour, répondit Aubin en se frottant les mains comme pour se réchauffer, bien qu’il ne fasse pas vraiment froid. Si vous n’y voyez pas d’inconvénient je préférerais que vous m’appeliez inspecteur.
– Comme vous voulez, lieutenant, répondit le brigadier sans penser à mal.
Depuis 1995 et la création du corps des officiers, le terme d’inspecteur avait été supprimé dans la police nationale et avait été remplacé par les grades de lieutenant, capitaine et commandant. Vingt ans après, Aubin ne s’était toujours pas fait à ce changement car il lui rappelait trop la condition quasi militaire de sa fonction, sa hiérarchie et ses uniformes, ce qui lui déplaisait fortement. S’il n’avait pas démissionné à ce moment-là c’est parce que les inspecteurs, les nouveaux lieutenants donc, avaient obtenu le privilège de pouvoir rester en tenue civile dans l’exercice de leur fonction.
Il salua la jolie blonde affairée derrière le comptoir de l’accueil. Le brigadier le guida dans le salon aux meubles cossus mais sans ostentation. Il lui fit part des premiers éléments de l’enquête qui commençait ; c’est-à-dire pas grand-chose.
– C’est au premier étage, dit Morel en montrant l’escalier d’un geste de la main.
– Je vous suis. Qui a découvert le cadavre ?
– C’est la femme de chambre. J’ai recueilli sa déposition dans mon carnet ; je la mettrai au propre sur mon ordinateur et je vous l’enverrai aussitôt par mail.
– Elle n’est pas là ?
– Non ! Le patron m’a demandé s’il pouvait la laisser rentrer chez elle pour se reposer. Elle est un peu secouée et je me suis permis… enfin j’ai pris la décision de…
– Vous avez bien fait. Vous avez relevé son adresse bien sûr ?
– Oui, bien sûr ! répondit Morel, inquiet.
Par habitude, Aubin passa en revue les personnes présentes dans le hall. En plus du brigadier et de la réceptionniste, il y avait un homme âgé de soixante-dix ans environ, une femme du même âge à peu près qui devait être son épouse, un homme d’une cinquantaine d’années à l’air préoccupé et au regard fuyant, et une brune trentenaire aux rondeurs appétissantes et à la mine renfrognée, guettant les moindres faits et gestes du quinquagénaire soucieux. Les deux plus âgés, visiblement choqués par la nouvelle qu’ils avaient apprise, allaient et venaient d’un air hagard. Ils s’adressaient tantôt à la jeune femme de la réception qui s’efforçait de les rassurer. Ils s’affalaient ensuite dans les fauteuils profonds du petit salon, feuilletant machinalement des magazines ou des dépliants touristiques. De temps à autre, ils interpellaient respectueusement le brigadier Morel, ou se figeaient parfois, songeurs, face à la porte vitrée embuée par leur respiration, regardant le spectacle inattendu de la tempête qui sévissait au dehors. Les deux autres n’avaient qu’un comportement bizarre. Un couple illégitime, pensa Aubin.
– Le ou la responsable de l’hôtel ? demanda-t-il au brigadier.
– C’est le patron, je l’ai vu ce matin. Il n’est pas là en ce moment, mais il ne devrait pas tarder à rentrer. Il a été prévenu de votre arrivée, répondit le policier de Sanary.
– Prévenu fermement, j’espère ! Vous n’auriez pas dû le laisser partir.
Le brigadier accusa le coup.
Ce n’était pas un hôtel de luxe, comme on en voit dans cette petite station balnéaire, mais il faisait bonne impression. Dans l’entrée et le petit salon, la lumière, chaude et douce à la fois, contrastait avec l’obscurité singulière de cette journée d’averses et de vent. L’inspecteur, malgré la gravité palpable de la situation qui se reflétait sur les visages des personnes présentes dans le hall, ne put s’empêcher de penser qu’un petit séjour dans cet hôtel devait être bien plaisant. L’escalier, large et recouvert d’une moquette rouge et or, chic et propre, débouchait, à l’étage, sur un couloir bien éclairé et à la décoration sobre mais harmonieuse.
Deux gardiens de la paix faisaient les cent pas devant la porte ouverte de la chambre 14 ; ils saluèrent l’inspecteur avec déférence.
– Vous allez voir, il n’est pas très impressionnant, dit le brigadier Morel pour se donner une contenance et comme pour encourager son supérieur. Il n’a pas dû souffrir… Il est juste un peu… boursouflé.
– Noyé ? demanda Aubin avant d’entrer dans la chambre.
– Oui, dans la baignoire.