L'histoire commence sur une plate-forme pétrolière par une nuit de tempête en mer du Nord.
Une flic norvégienne enquête sur le meurtre d'une technicienne.
Tout le début du roman est un peu précipité. En fouillant, la jeune femme découvre qu'un homme manque à l'appel. Dans la cabine de cet homme, elle découvre une série de photos.
Et sur ces photos qui voit-on ? Martin Servaz, bien sûr, le héros récurrent de Bernard Minier.
Et comment s'appelle l'homme absent sur la plate-forme ? Julian Hirtmann, bien sûr, l'éternel "rival", "ennemi", "partenaire de jeu", du commandant Servaz. Celui que le flic toulousain poursuit depuis des années, depuis les premiers polars de Bernard Minier.
Mais cette fois-ci, les choses se compliquent à souhait. Non seulement Martin Servaz a reçu quelques mois auparavant une balle qui lui a perforé le cœur, sans le tuer évidemment, non seulement il est accusé par un incompétent de l'IGPN d'avoir abattu un pervers psychopathe alors qu'il n'était pas en légitime défense, mais en plus, la flic norvégienne, de laquelle au passage, il va plus ou moins tomber amoureux, lui présente la photo d'un enfant qui pourrait être celui de Hirtmann... ou le sien !!!Va s'en suivre un chantage, évidemment pervers, car l'enfant est malade et il a besoin d'une greffe de foie que seul Servaz peut lui donner !!!
Alors oui, il y a du suspens dans ce thriller, c'est un exercice de style dans lequel Bernard Minier est parfaitement à l'aise, mais il y a quelque chose qui cloche dans ce roman-série. Quelque chose qui fait que l'on n'y croit pas vraiment.
Bernard Minier tire un peu trop sur la ficelle. Ce n'est pas le meilleur de ses romans. Il serait peut-être temps pour lui de tourner la page et de faire disparaître définitivement le tueur Hirtmann qui joue avec Servaz dans un feuilleton un peu languissant. Et qui voudrait jouer avec nos nerfs. Mais trop, c'est trop.
Nuit - Pocket - 8.20 €
Note : 6/10
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