La littérature policière s’efforce de refléter la société telle qu'elle a été, qu'elle est, ou qu'elle devient.
Est-ce prétendre, alors, qu’énigmes, crimes ou intrigues, ne sont que prétextes à évoquer des faits passés, actuels ou futurs, qu'ils soient politiques, économiques, sociaux, régionaux ou nationaux, voire internationaux ?
Certainement pas.
Néanmoins l'enquête policière se déroule dans un environnement donné. Enquêteurs et criminels sont des hommes et des femmes immergés dans ce contexte.
Pour ce qui est de l'environnement, dans mes polars, c'est le Sud. Le sud de la France, et plus particulièrement, le Var, ses paysages, son climat, la mer, la mentalité de ses habitants, l'apparente convivialité et la violence sous-jacente.
Pour le contexte sociétal, ce sont les grands thèmes qui marquent notre époque : les injustices, la science, l'écologie, le climat, les migrations, le terrorisme, les droits de l'homme, le nationalisme, etc...

dimanche 1 octobre 2017

Mes dernières lectures

   Eh oui ! Je suis en pleine écriture du 7ème opus des enquêtes de Félicien Aubin (ce sera le denier), depuis des mois. Du coup, je suis à la bourre. Je manque de temps pour écrire des résumés sérieux de mes lectures. Je vous présente donc, succinctement, les 6 derniers polars que j’ai lus. Mais je donne tout de même des notes (vieille manie d’enseignant !)


Dossier 64, de Jussi Adler Olsen

Copenhague, 2010. Une nouvelle enquête de l’incontournable trio formé par Carl Morck et ses assistants, Assad et Rose, nous plongeant dans un sombre chapitre de l’histoire du Danemark.
Le livre de poche, 8.60 €
Excellent. 8/10





Agatha Raisin (prononcer à l’anglaise). La quiche fatale, de M.C. Beaton

Rien à voir avec le précédent. C’est de l’humour anglais. Mais c’est bien écrit, captivant et reposant.
Agatha Raisin est une Miss Marple d’aujourd’hui, une quinqua qui n’a pas froid aux yeux. À la fois exaspérante et attendrissante elle vous fera mourir de rire.
Albin Michel, 14 €
Pour se délasser les neurones. 5/10



Mapuche, de Caryl Férey

Attention ! C’est du lourd.
Ruben, fils d’un célèbre poète assassiné dans les geôles de la dictature argentine dans les années 70 est un rescapé de l’enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla.
Folio-policier, 8.80 €
Dur, cruel et émouvant. 9/10



Zulu, de Caryl Férey

Chef d’œuvre absolu.
Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l’inkatha, en guerre contre l’ANC. Aujourd’hui chef de la police criminelle de Cape Town, il doit composer avec 2 fléaux majeurs de son pays : la violence et le sida.
Si l’apartheid a disparu de la scène politique en Afrique du Sud, de vieux ennemis agissent toujours dans l’ombre de la réconciliation nationale.
Folio-policier, 8.80 €
À lire de toute urgence. 9/10





Le jour où les enfants disparaissent (lundi mélancolie), de Nicci French

Un roman à quatre mains.
Sous le pseudonyme de Ricci French se cache un couple de journalistes anglais qui ont décidé de partager leur vie et leur écriture.
Un roman psychologique oppressant, avec pour personnage principal (et récurrent), le docteur Frieda Klein. Psychanalyste, elle est mêlée à une étrange histoire de disparition d’enfants à 30 ans d’intervalle.
Pocket, 7.80 €
À découvrir. 8/10



La fin approche (cruel vendredi), de Nicci French


De la même veine, mais un peu moins bon. Quelques longueurs, meublées par des descriptions inutiles.
Il y a des vendredis où rien ne va. Comme celui Où Frieda Klein est appelée à reconnaître un cadavre repêché dans la Tamise. Cadavre qui porte un bracelet à son nom et qui n’est autre que celui de son ex-petit ami. Devenue suspect n°1, Frieda ne voit qu’une seule issue : prendre la fuite et mener sa propre enquête.
Pocket, 7.80 €
À lire. 6/10