La littérature policière s’efforce de refléter la société telle qu'elle a été, qu'elle est, ou qu'elle devient.
Est-ce prétendre, alors, qu’énigmes, crimes ou intrigues, ne sont que prétextes à évoquer des faits passés, actuels ou futurs, qu'ils soient politiques, économiques, sociaux, régionaux ou nationaux, voire internationaux ?
Certainement pas.
Néanmoins l'enquête policière se déroule dans un environnement donné. Enquêteurs et criminels sont des hommes et des femmes immergés dans ce contexte.
Pour ce qui est de l'environnement, dans mes polars, c'est le Sud. Le sud de la France, et plus particulièrement, le Var, ses paysages, son climat, la mer, la mentalité de ses habitants, l'apparente convivialité et la violence sous-jacente.
Pour le contexte sociétal, ce sont les grands thèmes qui marquent notre époque : les injustices, la science, l'écologie, le climat, les migrations, le terrorisme, les droits de l'homme, le nationalisme, etc...

mercredi 31 juillet 2013

Polar breton et polar varois

   Les carrés littéraires de l’été sont des occasions de belles rencontres. Entre un auteur et ses lecteurs, le plus souvent, et parfois, ce qui est plus rare mais tout aussi jubilatoire, entre un auteur et… un autre auteur.

   Par une belle soirée de juillet à Sanary, j’ai eu le plaisir de croiser Jean-Louis Kerguillec, auteur de polars bretons. Nous avons échangé sur l’art et la manière de concevoir un roman policier. Nous partageons l’idée simple que le principe du polar consiste à situer une intrigue et des personnages imaginaires en des lieux bien réels que les lecteurs connaissent parfaitement, ou que d’autres lecteurs souhaitent connaître à la suite de la lecture du roman.
  C’est ainsi que les personnages récurrents de mes polars, le capitaine de police Félicien Aubin, le brigadier-chef Thibault Silvere, le jeune lieutenant Vincent Aubert et quelques autres, évoluent, enquêtent, vivent, sur notre beau littoral varois, autour de Toulon.
   Il en est de même pour les personnages imaginés par Jean-Louis Kerguillec, sa Bretagne chevillée au corps et au cœur. Dans son polar, « Carantec à corps perdu », on côtoie notamment le commandant Guillaume Le Fur, méthodique et opiniâtre ou l’ouvrier ostréicole Marcel Marhic, ivrogne absolu, pittoresque et attachant, qui disparaît brusquement un soir de beuverie ordinaire. Ils évoluent dans ce beau département du Finistère, côté nord, que l’auteur décrit magnifiquement, avec précision et amour. Carantec est un petit port de pêche  et une station touristique bien connue sur la baie de Morlaix.

   Un petit polar de 190 pages comme on les aime, écrit par un auteur au style direct et limpide, et publié par un éditeur intelligent, au format poche et vendu pour seulement 7.50 euros.

   Je vous le conseille vivement. Vous pouvez le commander soit sur le site de l’éditeur, soit chez les libraires en ligne.